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LES ACTIONS
L’association à réussi à :
· Tenir des permanences 5 jours sur 7 : Dans un premier temps en ville puis en des points variés des Iles sous le vent en fonction des locaux qui seront attribués. Cet état de fait impose en plus de la présence du gendarme de réserve Metua Taehau l’embauche de 2 personnes civiles possédant des notions de droit et de psychologie à temps partiel puis à temps plein. Depuis le 1er janvier 2005, Te rama ora dispose d’un local, 15 avenue BRUAT, et d’une permanente chargé d’assurer le bon fonctionnement de l’association et d’accueillir les victimes tous les matins de 8 heure à midi, et de 13.30 à 17.00 depuis le 1er septembre.
· Mettre en œuvre un site internet « www.vitimes.asso.pf » permettant une information accessible dans toutes îles reliées à la toile (conseils, témoignages, adresses utiles, messages de partenaires, actualité juridique, médicale et sociale).
· Permettre le suivi psychologique des victimes Depuis septembre 2005, l’association propose aux victimes d’infractions pénales la prise en charge financière des consultations de psychologues professionnels ; lorsqu’il leur est impossible d’y avoir recours par elle-même.
· Obtenir un financement adapté : Outre les cotisations des membres actifs et bienfaiteurs, des subventions sont sollicitées dès fin avril - début mai 2004 auprès de l’Etat (ministère de la justice, haut commissariat, contrat de ville), auprès du Pays de la Polynésie française (ministère de la solidarité, EPAP,) auprès des communes, auprès des institutions, d’autres associations ou fondations, des industriels, commerçants, personnes physiques et morales.
Dans ce cadre, Te rama ora envisage de proposer aux autorités de Polynésie française un accord de partenariat permettant de stabiliser sur plusieurs années les financement et la collaboration des autorités locales à l’association en contrepartie de développement qualitatif et quantitatif des activités d’aide, de soutien, d’information et d’orientation de l’association.
Le soutien de partenaires privés est également activement recherché.
· Une reconnaissance : L’association doit désormais se faire connaître de la population. Pour cela Te rama ora a multiplié en 2005 ses relations avec les médias (presse, radio, télévision), dispose depuis le 31 octobre 2005 d’un site Internet. Te Rama ora a obtenu en septembre 2005, son affiliation au réseau national l’INAVEM (Institut National d’Aide aux Victimes et de médiation pénale) véritable interlocuteur du ministère de la justice, fédérant plus de 150 association d’aide aux victimes sur l’ensemble du territoire français. Cette affiliation est un gage de sérieux, une véritable caution. En outre, l’association a lancé en novembre, grâce au concours de l’E.P.A.P., une campagne de communication à grande échelle, afin de sensibiliser la population sur la prévention de la victimisation, l’existence de l’association mais également sur les répercussions chez les victimes et les auteurs de la commission d’une infraction pénale.
Le bilan 2006 : évolution globale de l'activité En 2006, l'association TE RAMA ORA a effectué 2160 interventions auprès de 877 victimes soit une augmentation de 82% par rapport à l'année 2005. Le nombre de victimes suivies a également augmenté de 61% par rapport à 2005. Cette évolution témoigne de la campagne de communication menée en 2005 et de l'efficacité des orientations conseillées par les organismes partenaires (justice, gendarmerie, police, services médicaux et sociaux) et de la qualité des interventions. En 2006 et début 2007, TE RAMA ORA A réussi à porter les PROJETS suivants POUR MIEUX AIDER LES VICTIMES :
La construction d'un réseau de partenaires : La construction d'un réseau de partenaires est une priorité pour TE RAMA ORA qui a poursuivi dans ce domaine deux principaux objectifs : – la pérennisation des partenariats existants avec le ministère de la solidarité (financement des 3 membres permanents de l'association), le ministère de la justice (liens entre les magistrats du TPI de Papeete et les membres de l'association, dotation financière permettant de financer une partie des bureaux et les charges de fonctionnement courantes), le haut commissariat de la république (subventions, promotion de l'aide aux victimes, la gendarmerie (fort partenariat se matérialisant par l'engagement de militaires de la gendarmerie au sein de l'association et par la mise à disposition d'un réserviste 90 jours par an), la mairie de Papeete (subventions), l'institut national d'aide aux victimes et de médiation (accès privilégié à l'information, participation de ses formateurs aux assises de 2007), l'ordre des avocats (convention de partenariat), la caisse de prévoyance sociale (soutien actif notamment via la psychologue relais), les établissements sociaux et associations (service des affaires sociales, conseil des femmes, CTIDFF, fare Tama Hau, foyers d'accueil, Vahiné Orama, ...).
– la constitution de nouveaux partenariats avec certaines mairies de l'île de Tahiti pour l'ouverture de permanence d'accueil, la fédération tahitienne de Football et l'hôtel Radisson pour l'organisation des assises 2007 (participation financière de la FTF et prêt des locaux par le Radisson) et avec certaines entreprises (participation financière, sponsoring : Socredo, brasserie de Tahiti, ECEP, SDA, Shell).
La signature en avril 2007 d'une convention avec l'ordre des avocats qui va permettre : – la création d'une consultation mensuelle gratuite pour les victimes d'infractions pénales à l’ordre des avocats ; – la mise en place d'une permanence lors des audiences afin que les victimes puissent connaître leurs droits et en particulier celui de se constituer partie civile (chaque avocat participant à cette convention se voit attribuer une audience à laquelle il prévoit de se rendre disponible pour les victimes en binôme avec un intervenant de Te Rama Ora).
LES PROJETS 2006Nos projets pour les mois à venir · L’amélioration de l’accueil des victimes et de leur information, et de leur suivi : Afin de faire face à l’ampleur de la demande et permettre un accueil adapté des personnes victimes, nous chercherons à recruter une secrétaire, apte à répondre sommairement aux appels et à assurer les taches administration courantes, puis à recruter un second intervenant.
· Les assises de l’aide aux victimes : Nous souhaitons mettre en place une véritable synergie entre les intervenants (police, gendarmerie, services sociaux et de santé, services judiciaires, …). Ce séminaire de réflexion et de concertation aboutira sur une semaine de formation. Des formateurs de l’Institut national "INAVEM" http://www.inavem.org et du Québec participeront à cette formation.
· Les visites et tournées d’information dans les îles dans les structures L’association doit désormais se rapprocher de la population. Pour cela Te Rama Ora multipliera en 2006 ses relations avec les foyers et structures sociales. Dans cette même optique, Te rama Ora devra se déplacer afin d’informer les populations des îles, souvent isolés et mal informées de leur droit et des possibilités de soutien dont elles disposent. · La formalisation du partenariat avec l’ordre des avocats et la direction de la sécurité publique. Malgré le soutien renouvelé de la direction de la sécurité publique, et de l’ordre des avocats de Papeete, des négociations sont actuellement en cours afin de permettre une meilleure prise en charge des victimes. Ces pourparlers devraient se concrétiser dans les semaines à venir.
LES PROJETS 2007Nos projets à court terme Poursuivre l'amélioration de la prise en charge des victimes : Le début de l'année 2007 a été marqué par le déménagement de l'association dans de nouveaux locaux qui grâce à la présence d'une pièce supplémentaire garantissent une meilleure confidentialité aux victimes. Ils se trouvent désormais dans l'immeuble TE MATAI sur le front de mer. L'amélioration de la prise en charge des victimes passe également par des moyens humains adaptés. C'est pourquoi la pérennisation des deux nouveaux postes d'intervenants est essentielle à la poursuite de l'activité de Te rama ora. Te Rama Ora souhaite également mettre l'accent sur un enjeu-clé de l'action quotidienne auprès des victimes : le langage. Il s'agit non seulement d'aider les victimes à s'exprimer et à faire valoir leurs positions tant par écrit qu'à l'oral mais aussi de rendre compréhensible le langage du droit. Enfin, l'association souhaite participer à la réalisation de modèles de requêtes qui faciliteront l'accès des victimes à la justice.
Elargir le périmètre d'action pour se rapprocher des victimes / répondre aux besoin de proximité. L'accès de toute victime à un accueil et à une information de qualité quel que soit son lieu de domicile est un objectif prioritaire pour TE RAMA ORA en 2007. C'est pourquoi l'association se réjouit d'ouvrir dès la fin du premier semestre 2007 plusieurs permanences d'accueil délocalisées à : – Arue : à partir de mi juin 2007 – Punaauia : à partir de début juin 2007 – Faa'a : début juillet 2007 – Moorea : (discussions en cours) – éventuellement à Taravao (discussions en cours) Dépasser les frontières de la Polynésie La recherche de nouveaux partenaires a conduit TE RAMA ORA à s'intéresser à l'aide aux victimes à l'extérieur de ses frontières et en particulier : – au Vanuatu : Te Rama Ora prépare actuellement un projet de partenariat qui sera soumis en septembre 2007 au Fonds du Pacifique pour un éventuel soutien financier. Ce projet vise à constituer un réseau d'intervention et d'information en matière d'aide aux victimes entre la Polynésie française et le Vanuatu.
– En Belgique : Te rama Ora étudie également la possibilité d'une coopération avec une structure belge d'aide aux victimes dans le cadre d'un projet qui sera soumis dans les prochains mois au programme européen Daphne (programme européen visant à combattre la violence envers les enfants, les adolescents et les femmes). Développer et consolider le réseau d'aide aux victimes Te RAMA ORA veut mettre l'accent en 2007 sur les jeunes en privilégiant deux objectifs : l'aide aux victimes mineurs et la prévention de la délinquance juvénile. A chaque objectif correspond un projet concret : – un partenariat avec le Fare TAMA HAU (maison de l'enfant et de l'adolescent). A partir de juin 2007 TE RAMA ORA tiendra au foyer une permanence d'accueil d'une demi journée par semaine dans le cadre de création d'une unité médico-légale au Fare Tama Hau - un partenariat avec la commune de Faa'a : l'association a été sollicitée pour participer à la création d'un comité de prévention et d'éducation destiné à mettre en oeuvre des actions concrètes pour aider les jeunes en difficulté. Mise en place de partenariats mettant l’accent sur l’aide aux femmes victimes - avec le conseil des femmes dans le cadre du groupe de travail mis en place depuis le début de l’année sous l’égide de cette organisation intitulé « construire les inter maillons de la prise en charge des femmes violentées » et rassemblant l’ensemble des acteurs concernés par cette problématique (forces de sécurité, travailleurs sociaux, associations, santé, ….) dans le but d’élaborer un référentiel concerté de prise en charge ;
- développement des structures d’accueil pour les victimes notamment dans les îles ou atolls éloignés en associant par exemple les confessions religieuses qui disposent de structures d’accueil sur l’ensemble du territoire ;
- l’accès des îliens à l’information ;
- la réinsertion professionnelle des victimes : TE RAMA ORA a formulé auprès de l’INAVEM le souhait d’être associé au projet proVictima[1] mené dans ce domaine. Elle compte par ailleurs entrer en contact avec le service de l’emploi , de la formation et de l’insertion professionnelle (SEFI)
- projet visant à proposer des ateliers thérapeutiques aux auteurs de violences conjugales : prise en charge psychologique (individualisée et/ou pratiquée au travers d’un groupe de parole) destinée à aider les hommes violents à maîtriser leurs émotions et à canaliser leur violence et à régler leurs différends de manière pacifique. la sensibilisation des entreprises L’objectif est de proposer aux entreprises un partenariat qui permettrait de faire bénéficier leurs salariés victimes des prestations de Te Rama Ora dans le cadre d’une convention qui contribuerait ainsi : - à la bonne marche de l’activité économique en facilitant pour les victimes la reprise de leur rythme de travail ; - à la bonne image de l’entreprise et à la prise de conscience des situations graves auxquelles chacun peut être exposé.
Nos projets A PLUS LONG TERME La médiation pénale Si la médiation pénale fait partie dans les statuts de l’association des missions de TE RAMA ORA elle n’est pas assumée pour l’instant en raison d’un manque de moyens humains. La médiation reste néanmoins un objectif essentiel pour l’association à long terme. Te Rama Ora envisage donc d’y parvenir graduellement. Le suivi psychologique des victimes La prise en charge psychologique des victimes d’infractions pénales est essentielle. Aussi Te Rama ora envisage de travailler graduellement sur ce sujet en : - créant dans un premier temps un comité de réflexion rassemblant l’ensemble des acteurs de l’aide psycho-médico-sociale aux victimes qui aurait pour objectif d’élaborer pour la fin de l’année 2007 un protocole de suivi post-traumatique des victimes polynésiennes d’infractions pénales. - dans un deuxième temps à partir de ce protocole en recrutant à partir de janvier 2008 un psychologue qui proposerait un entretien individuel à toute victime qui le souhaite dans le cadre d’une permanence d’une journée par semaine. [1] Le projet ProVictima de l’INAVEM financé à 50% par le fonds social européen a pour mission la réinsertion professionnelle des victimes de violences par la mise en réseau des associations d’aide aux victimes et des structures d’accès à l’emploi en lien avec la justice.
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